Les Rangers canadiens étaient vêtus de rouge, et la Gouverneure générale du Canada, de noir, en ce jour de la Saint-Valentin où 17 Rangers canadiens venant d’un bout à l’autre du pays ont reçu la barrette des Rangers pour accompagner la Médaille du service spécial (MSS).
Les 17 Rangers canadiens sont partis de tous les coins du pays pour effectuer ce voyage jusqu’à Ottawa, certains prenant l’avion pour la première fois. Les récipiendaires avaient de 34 à 78 ans et ils représentaient les cinq régions géographiques du Canada. À eux seuls, ils parlaient sept langues différentes, et, comme il n’y a pas d’âge de retraite obligatoire pour les Rangers canadiens, ils totalisaient près de 300 ans de service dans les Forces canadiennes.
La très honorable Adrienne Clarkson a remercié les Rangers canadiens pour leur dévouement et elle a fait l’éloge de leur service exemplaire au cours des 50 dernières années.
« Vous êtes des leaders dans vos propres communautés. C’est à vous que les gens font appel lors des catastrophes, dans les moments de crise. Et vous êtes également des guides – aidant les gens à traverser les périodes difficiles de leur vie, ce qui est probablement une tâche encore plus difficile que de servir d’éclaireurs dans les régions isolées du nord. »
L'ancien Chef d’état-major de la Défense, le général Maurice Baril, a ajouté ses propres éloges, déclarant : « Je crois que c’est un programme exceptionnel. Les Rangers canadiens contribuent à la défense de notre pays en garantissant une présence militaire dans le Grand Nord, en faisant de la recherche et du sauvetage et en contribuant au bien-être de la collectivité. » Il a fait écho aux propos de la Gouverneure générale au sujet du rôle exceptionnel des Rangers canadiens et il a exprimé le désir de voir le programme des Rangers canadiens se développer et dépasser son effectif actuel de environ 4 000 membres.
Le Ranger canadien cplc Jimmy Tassugat, du 1er Groupe de patrouilles des Rangers canadiens (GPRC), de Clyde River (Nunavut), a exprimé sa très grande fierté d’être choisi pour recevoir cette prestigieuse médaille au nom de ses camarades Rangers canadiens. « Je suis très reconnaissant. Je n’ai jamais eu une médaille comme celle-ci avant et venir ici pour rencontrer toutes ces nouvelles personnes est pour moi extraordinaire. Je garderai toujours cette médaille dans mon cœur. »
Le Ranger canadien sgt Vallee Saunders, du 2 GPRC, Kuujjuak (Québec), a déclaré pour sa part : « C’est un grand honneur d’avoir pu venir ici pour voir Rideau Hall et rencontrer mes collègues. Être un Ranger canadien est quelque chose dont on peut être fier. »
Pour certains, comme le Ranger canadiens Phillip Zoe, un aîné de Wha ti (Territoires du Nord-Ouest), ce voyage à Ottawa était un événement inespéré. Par l’intermédiaire d’un interprète, le sgt Nick Mantla, adjoint au maire de Lac La Marte, sous-chef des Dogrib et camarade Ranger canadien, il a expliqué, les larmes aux yeux, tout ce que signifiait pour lui le fait de voir en vrai les édifices du Parlement après les avoir regardés en photo dans des livres pendant plus de 50 ans. Les deux Rangers canadiens se sont dits honorés d’avoir rencontré leurs camarades Rangers canadiens ainsi que la Gouverneure générale et le Chef d’état-major de la Défense.
Le cplc Lily Kerr de Telegraph Creek (Colombie-Britannique), membre de fraîche date du Programme des Rangers canadiens avec seulement cinq années de service, et l’une des deux femmes seulement à recevoir la médaille le 14 février, a également expliqué ce que signifiait pour elle le fait d’être ainsi reconnue.
« C’est un honneur et un privilège pour moi d’être ici aujourd’hui pour rencontrer la Gouverneure générale et recevoir cette médaille. Être un Ranger canadien m’a donné beaucoup de confiance en moi et m’a montré que je peux accomplir des tâches qui sont normalement considérées comme réservées aux hommes. Je trouve ce travail très stimulant. Mes amis et ma famille sont très fiers de moi – après tout je suis deux fois grand-mère et devrais en ce moment être à la maison à tricoter et à m’adonner à des activités de ce genre, mais je suis plutôt à l’extérieur avec les Rangers canadiens faisant de la recherche et du sauvetage et descendant en rappel des falaises. C’est un programme très spécial dans lequel tout le monde s’aide. J’adore être Ranger canadien. »
Bon nombre des 4 000 Rangers canadiens sont admissibles à la Médaille du service spécial, et plusieurs d’entre eux la recevront des mains de la Gouverneure générale quand celle-ci fera une tournée du Nunavut, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest, au printemps.