Nous partons du principe que les Rangers canadiens sont bien équipés, qu’ils connaissent bien la vie de plein air, et qu’il suffit d’une instruction minimale pour adapter leurs compétences au profit de la collectivité et des Forces canadiennes. Les Rangers canadiens ne reçoivent donc qu’une instruction de base qui vise à étendre des connaissances déjà poussées en matière de survie.
Les Rangers canadiens d’expérience peuvent choisir de participer à l’instruction avancée des chefs de patrouille et se qualifier ainsi pour diriger une patrouille. Les chefs de patrouille sont responsables de l’instruction et de la conduite de tous les Rangers canadiens de leur patrouille et ils agissent comme point de contact pour les instructeurs de Rangers canadiens des GPRC (Groupe de patrouilles de Rangers canadiens).
Chaque patrouille de Rangers canadiens doit faire au moins un exercice sur le terrain par an. La nature des exercices dépend du scénario le plus probable dans la région. Les exercices annuels fournissent aux Rangers canadiens l’occasion de rafraîchir des connaissances et de travailler en équipe dans un milieu contrôlé. Les sergents Rangers canadiens profitent aussi de ces excursions annuelles pour juger de l’usure de l’équipement réglementaire et pour parler des nouvelles politiques et directives avec les membres de leur patrouille. Compte tenu de leur objectif, les exercices peuvent durer plus d’une semaine ou quelques heures seulement.
Les Rangers canadiens doivent signaler toute activité inhabituelle ou hostile dans leur secteur de responsabilité, quelle que soit l’activité à laquelle ils sont en train de se livrer : patrouille organisée, marche au grand air, pêche, navigation, patrouille de recherche et de sauvetage, etc.
Pour s’assurer de recueillir tous les renseignements pertinents avant de signaler un incident éventuel, les Rangers canadiens utilisent le moyen mnémotechnique « salute ».
Les Rangers canadiens doivent également être en mesure de donner des premiers soins en cas de besoin. Ils utilisent le moyen mnémotechnique « rangers » pour se rappeler de la conduite à tenir s’ils arrivent sur la scène d’un accident ou s’ils découvrent une personne blessée. Le terme « rangers » leur fourni aussi de précieux conseils pour leur vie de tous les jours.
Les Rangers canadiens remplissent souvent leurs fonctions à l’extérieur. Ils sont alors exposés aux éléments et aux intempéries. Se trouver seul, isolé et avec des vêtements trempés dans un milieu désert et froid peut efffrayer le Ranger le plus brave. Le moyen mnémotechnique « survival » se révélera utile dans de telles situations.
Le manuel d’instruction des Rangers canadiens est en train d’être révisé en fonction des changements technologiques récents et des plans d’expansion. La nouvelle version sera disponible en ligne.