Kandahar (Afghanistan) — L’Armée canadienne utilise des chiens renifleurs en Afghanistan pour détecter des mines ou des dispositifs explosifs de circonstance (IED) non seulement le long des routes, mais aussi dans des immeubles et des véhicules.
« Nous travaillons pratiquement tous les jours avec les unités canines et les chiens font maintenant partie intégrante de nos équipes et de nos sections », a déclaré le Sergent Alexandre Murgia, commandant d’une section du génie de combat du groupement tactique du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (GT 1 R22eR)
Le chien renifleur Smer écoute attentivement les consignes de son maître lors de la vérification de véhicules.
La très grande majorité des soldats canadiens tués en Afghanistan l’ont été par des explosions. Les Forces canadiennes ont donc progressivement augmenté l’utilisation des chiens renifleurs dans ce pays depuis 2005. Le plus souvent, il s’agit de bergers allemands ou de bergers belges.
Les chiens renifleurs sont une ressource extrêmement appréciée et indispensable au travail des soldats, car ils repèrent le danger avant eux.
« L’humain n’est pas infaillible et il ne peut pas tout voir. Lorsqu’ils sont avec nous, on se sent mieux et on respire mieux », a ajouté le Sgt Murgia.
À l'aérodrome de Kandahar, un dentiste de l'Unité médicale multinationale effectue un traitement de canal sur le chien renifleur Bonno.
« Avec le climat et l’environnement qu’on retrouve en Afghanistan, il est fréquent de voir des chiens avec des problèmes de santé reliés à la déshydratation ou encore avec des coupures sévères aux extrémités des pattes » a ajouté le Major Ray Rudd, vétérinaire à l’aérodrome de Kandahar.
« Pour ces chiens, le travail est avant tout un jeu et ils ne veulent pas jouer lorsqu’ils souffrent. Leur travail est essentiel, ils sauvent des vies et nous devons donc nous assurer qu’ils sont en parfaite santé. »
En sol afghan, on accorder aux unités canines la même priorité en matière des soins que celle des militaires de l’OTAN. En cas d’urgence extrême, les chiens renifleurs sont acheminés à l’Unité médicale multinationale (UMM) de rôle 3 qui est normalement réservée aux soldats.
« Certaines chirurgies sont trop complexes pour la clinique vétérinaire », a précisé le Maj Rudd. « Le personnel de l’UMM a donc accepté de recevoir nos animaux mal en point pour les chirurgies majeures. Cela a permis de sauver deux chiens d’une mort certaine dans la dernière année. »
Article : Sgt Sébastien Fréchette
Photos : Cpl Julie Turcotte et Sgt Sébastien Fréchette, Les Nouvelles de l’Armée