Défense nationale
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Histoire

Origine de la Réserve

La Réserve de l'Armée canadienne tire son origine de ce qu’on appelait jadis la milice. La première milice canadienne était constituée de citoyens regroupés en une force de sécurité qui avait pour but de protéger leurs familles et leur communauté lorsque ces dernières étaient menacées par des forces étrangères. Les pionniers, munis des armes qu’ils pouvaient se procurer, se réunissaient à des fins de protection et, une fois la menace écartée, se séparaient et reprenaient leurs activités agricoles ou de chasse.

En 1673, le comte de Frontenac, qui était alors gouverneur de la Nouvelle-France, a officialisé le principe de la milice, ordonnant à tous les hommes d’âge majeur de se réunir une fois par mois pour s’entraîner ensemble. Les Britanniques ont conservé et développé cette tradition suite à la conquête de 1759. Au départ, ces milices fournissaient un appui logistique aux troupes combattantes de l’Angleterre plutôt que d’agir elles-mêmes à ce titre.

En 1855, une loi qui officialise la Milice est adoptée au Canada. (Les réserves des Forces navale et aérienne ont été créées plus tard, soit au cours des années 1920.)

La milice a évolué au cours de la Grande Guerre.

Au cours de la Grande Guerre (1914-1918), la Milice évolue. D’organisme de recrutement pour la Force régulière, elle devient une force combattante importante appelée « Corps expéditionnaire canadien ». Après la Deuxième Guerre mondiale, elle subit des coupures d’après guerre et, en 1957, elle devient une force responsable de la survie après une attaque nucléaire. Elle demeure en vie après d’autres réductions des forces en 1964 et s’adapte aux changements que vit l'Armée canadienne d’aujourd’hui.

La Réserve de l'Armée canadienne redevient progressivement plus active et joue un rôle opérationnel de plus en plus important dans la contribution canadienne au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde entier.